Depuis un an, Océane Kermabon intervient au sein de la station SNSM de la presqu’île. Elle a choisi de mettre son savoir-faire d’infirmière au service des autres.

Océane Kermabon, 27 ans, est infirmière libérale dans un cabinet de Quiberon. Après des études à Niort, cette fille du pays a travaillé pendant deux ans à l’hôpital du Chesnay, à Versailles. Mais la côte lui manquait. Elle y est revenue et compte bien y rester.

« J’ai de la chance de pouvoir exercer mon métier ici, les places sont chères. Et puis, je préfère le travail en libéral, la proximité avec les patients, et le temps qu’on peut leur donner, ce qui n’est plus possible à l’hôpital », confie Océane. Dès son retour, elle s’est lancée dans l’aventure des sauveteurs en mer. De quoi faire la fierté de son père, bénévole à la SNSM et pompier volontaire depuis un bon bout de temps.

Une femme sur trente sauveteurs

Sur la trentaine de sauveteurs, Océane est actuellement l’unique infirmière et la seule femme de l’équipe. « Je disposais de temps pour moi, alors j’ai voulu rejoindre la SNSM en alliant mon métier à cet engagement. Dans les interventions sur les îles ou en pleine mer, il y a ce côté adrénaline qu’on n’a pas ailleurs », ajoute Océane, qui a été très bien accueillie par les gars. Chacun partage ses compétences, et l’équipage se complète. Les marins-pêcheurs apportent leurs connaissances du milieu. Les autres, leurs aptitudes de nageurs-sauveteurs, plongeurs et secouristes. Avec la jeune infirmière, tout le matériel de secourisme a été revu pour être facilement transportable sur la vedette et le semi-rigide.

Un côté famille

Océane, avant de rentrer en école d’infirmière, a été pompier volontaire, pendant presque deux ans, au centre de Quiberon. Une expérience de plus à mettre au service des sauveteurs en mer. Ce qu’elle apprécie à la SNSM, c’est le côté famille. Elle espère apporter autant qu’on lui apporte. « Ma première grosse intervention a été celle de juin dernier, au large de Houat, sur un voilier abordé par une vedette. Un des passagers du voilier était en état critique, raconte-t-elle. Ce qui m’a impressionné, c’est toute la chaîne de sauvetage. Cross, Samu, hélicoptère de la sécurité civile et SNSM. Tous ont travaillé ensemble pour secourir la victime. Lors de nos entraînements de début de mois, nous répétons ces manœuvres qui ont permis de mener à bien le sauvetage. »

 

Texte et photos : OUEST FRANCE 11 mars 2018